Spongiculture

V.02

jeudi 27 novembre 2008

Terrorisme

"Il est bien notre frigo, me confia l'autre jour mon colocataire clandestin,
- Oui, oui, la température est parfaite maintenant, m'empressai-je de répondre.

C'est peu de temps après, cuisinant quelque pâte pour survivre, qu'en jetant un coup d'oeil dehors pour contrôler "notre frigo", le rebord de fenêtre-garde-manger, je constatai en un cri d'effroi que "notre frigo" avait beau être économique et glacial suffisament, il n'en comportait pas moins d'affreux désavantages. Mais je n'aurais pu m'imaginer si cruelle découverte, si terrible. Au début je ne fis pas trop attention mais je me dis "Bigre ! quelque chose est étrange là !". Alors je remarquai que le beurre n'était pas à sa place et qu'en plus il était un peu dépenaillé, et enfin je réalisai le massacre auquel on s'était livré sur cette pauvre deuxième plaque de beurre de survie. On s'était acharné sur lui, on l'avait torturé, certainement par plaisir et cruauté, goût piquant de la violence gratuite et démesurée. J'en dégueulais instantanément sur le carrelage mietteux avant de m'évanouir submergée par l'Horreur, je... non, non quand même.

! ATTENTION !
Eloignez les enfants, les âmes sensibles et les petits lapins, ces photographies pourraient bouleverser.
N'hésitez pas à prendre contact avec une cellule d'aide psychologique ou à vous réfugier dans l'alcoolisme si vous n'arrivez pas à effacer de vos mémoires ces images d'une dureté peu commune. Et priez pour que les coupables soient châtiés d'obésité boutonneuse et de cholésterol foudroyant. Quant à moi je vais aller racheter du beurre.


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Posté par A s p i r i n e à 20:11 - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


dimanche 23 novembre 2008

Ca tenait sur les toits, les arbres, les voitures et même un peu la route

neige







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Bonne bise tiède,


et un merci particulier aux trésors photographiques familiaux pour leur participation bénévole (frères et soeur de mon père célébrant apparement un Halloween inoubliable - comme on peut le constater il faisait plutôt doux pour la saison, à moins que leurs chandails n'aient été mis à laver au moment de prendre la photo, ce qui arrive parfois je suppose).



Posté par A s p i r i n e à 23:28 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 21 novembre 2008

Des cadeaux, des surprises

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Bref du coup la neige ça me fait ni chaud ni froid, LOL.

Je pense vous les briser avec nos aventures de chauffages encore un coup ou deux et puis on passera à autres chose, vous en faites pas. Autre chose comme, je sais pas moi, rien par exemple ? Enfin on verra bien, si on survit déjà à l'idée de téléphoner à Electrabel pour leur dire qu'on a pas de thunes et que c'est pas sympa de nous faire ça (je me suis pas vraiment calmée finalement. AARH.).

Posté par A s p i r i n e à 17:36 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 20 novembre 2008

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Posté par Oncle Oswald à 21:48 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 17 novembre 2008

Collection Hiver-Hiver 2008

The David Poujadistes sans chauffage ont l'honneur de vous présenter leur réponse à cette question pointue qui tétanise bien des esprits en manque d'imagination et de débrouillardise : "Comment puis-je m'habiller quand il fait plus froid chez moi que dehors ?". Ca y est, vous n'êtes plus seuls dans le monde impitoyable de la mode.


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Vous allez m'objecter que c'est pas l'hiver ce à quoi je vous répondrai c'est l'hiver dans nos chambres, dans nos lits, dans nos coeurs. Ahah, mais non allons.

Posté par A s p i r i n e à 17:25 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 15 novembre 2008

Les joies du wifi et autres préoccupations du quotidien

Notes pour la bonne compréhension de l'histoire qui suit :
- les protagonistes sont comme d'habitude moi-même et Oncle Oswald ainsi que son frère.

- dans ma fièvre productive j'ai écrit très mal et il est donc conseillé de cliquer sur l'image pour la voir en grand et lire un peu mieux. Dans la case où on n'arrive vraiment pas à lire, je dis "non, c'est mal".

Merci de votre patience.



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pcc

Plusieurs heures à scruter un écran noir avec du texte et toutes sortes de manipulations amorales plus tard, on a internet on a internet on a internet on a internet.

Posté par A s p i r i n e à 03:29 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 4 novembre 2008

Salut, ça gaze.

On a emménagé dans notre nouvel appartement il y a deux semaines. Quelques jours après notre arrivée, des coups légers frappés à la porte nous amènent à faire connaissance avec le voisin du dessous qui me brandit un bébé au nez, m'expliquant qu'il est 21h, le temps pour lui de mettre les gosses au lit et pour nous de la foutre en sourdine. La mort dans l'âme on baisse le son, avec déjà au fond des yeux la perspective d'une année de batailles internes, concessions douloureuses et négociations décibelesques. Notre espoir de crémaillère furieuse et d'orgies improvisées s'enfuit déjà dans un petit bateau loin loin sur une mer d'enfants en bas-âge et de parquets épais comme du papier machine. Quelques jours plus tard à la même heure, le voisin remonte nous redemander de baisser le son, avec une gentillesse comme ça à vous fendre le coeur qui nous laisse rêver que tout n'est pas foutu même si les efforts à faire seront autodiscipline et concentration laborieuse.

Mardi dernier, il a commencé à faire froid. Après une après-midi de salon entre thé, clopes et couvertures, je m'embarque dans une mission menues courses à l'extérieur, le temps de trouver du pain et un kilo de steak haché, et puis en remontant la rue je vois ma colocataire et collègue Oncle Oswald perdue près de la porte de notre immeuble. Encore un jour où elle a oublié ses clefs et fulmine d'être à la porte, j'accours tel l'ange libérateur pour qu'on puisse regrimper nos étages et poser nos culs dans des fauteuils. Mais elle n'a pas oublié ses clefs et elle me dit : "le mec du deuxième vient de faire une intoxication au monoxyde de carbone", alors je remarque l'ambulance qui crie et qui flashe devant la porte et elle m'apprend que les pompiers nous interdisent de rentrer chez nous pour le moment. C'est comme ça qu'on a passé une heure dans la rue à se maudire d'avoir tant maudit notre voisin du dessous d'être un gentil père de famille qui couche tôt sa progéniture et pas un vieux sourd ou une business woman constamment à l'étranger, une heure à se demander si ses chances de survies étaient merde mais est-ce qu'il va survivre, merde, mais si c'est un légume toute sa vie, merde, une heure à paniquer devant la faculté tragique qu'a la vie à basculer comme ça vous allez faire une sieste tranquille et vous foutez le chauffage et puis votre femme rentre avec vos deux gamines et voila que vous êtes soudain malencontreusement au seuil de la mort, avec des inconnus vous collant des baffes et vous lançant des seaux d'eau sur la tête "il est dans un sommeil profond". Pendant qu'on imaginait l'enfer le voisin gisait sur son palier, aussi inerte que le kilo de steak haché dans mes bras, jusqu'à ce que les pompiers, les policiers, les médecins, les ambulanciers aient fini leurs affaires et embarqué ce qui était embarquable, nous laissant avec le froid extérieur et le froid intérieur et une foutue bolognaise.

Le lendemain matin, alors qu'on a mis si longtemps à pouvoir rentrer, je me retrouve coincée par la porte d'en bas qui me réclame cinq minutes de guerre de serrure, le temps de voir un magazine qui traîne par terre titrant élégamment "vivre seul(e) avec ses enfants", un hasard beau comme un téléfilm mélodrame du jeudi après-midi - arrêtez les mecs vous en faites trop.

Après quoi l'expert et la police sont venus chez nous nous annoncer que si on allumait les radiateurs on mourrait et qu'ils devraient être réparés dans la semaine sous peine de coupure de gaz.

Notre voisin est toujours dans le coma, les somptueuses journées d'automne glaciales et magnifiques de merde s'enchaînent, les ambulances qui hurlent nous font frémir quatre fois par jour et la température baisse lentement mais sûrement.

Prenez soin de vous,
ne vous endormez pas avec le chauffage.


 

Posté par A s p i r i n e à 22:07 - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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