légumes ftw
et dire que j'aurais pu passer mes vacances à jouer au beach volley et faire du poney au lieu de m'atteler à la tâche pour gagner la reconnaissance de mes pairs des bds. ouf !
Raconter sa vie, c'est toujours un peu chiant (pour ceux qui lisent).
Deux mois de consternante passivité achevés, l'accomplissement annuel de l'impuissance à l'état pur, un achèvement de plus à la liste des néants qu'on laisse sur notre passage dans l'espace-temps. Terminés ces jours lourds jusqu'à la nausée, tout pue la rentrée et à peine vous ouvrez la fenêtre que l'odeur des cartables neufs vous colle au visage dans la fin d'après-midi luisant. Il a donc fallu refaire le drame de la valise bourrée à craquer, le jeu du RER qu'on comprend jamais rien aux quais, retrouver Bruxelles, son tram, ses gens, et c'est comme ça que j'ai remarqué qu'il y avait vraiment beaucoup de gens ici, ce qui m'avait toujours apparu comme une évidence inquestionnable mais qui est une évidence inquestionnable sur laquelle on peut aussi scotcher pendant des heures si ça nous tombe dessus (par exemple : dans le tram). Dans notre appartement il fait mille degrés, et de la moindre fenêtre ouverte souffle un vent à 150 km/heure qui vous fait claquer toutes les portes et voltiger tous les trucs. Jérôme boude dans le canapé, bras croisés et moue susceptible, peut-être quelqu'un a pu atteindre les tréfonds de son âme au milieu de la défonce et réussir à le vexer, à moins que ce soit parce qu'on a oublié de lui envoyer des cartes postales. Dehors il fait déjà froid, le temps des petits shorts est révolu et j'ai croisé en rentrant du supermarché un petit oiseau mort, comme les petits oiseaux jaune et bleu qu'on met sur les gâteaux sauf que vivants, mais là, mort ; pire : crevé, sur le dos les pattes en l'air, couic. A peu près comme mon ordinateur qui est dans les derniers sursauts de l'agonie, alternant les écrans bleus et les menaces de mort, les messages d'erreur sérieuse "c'est pas du pipeau petite" et les redémarrages inopinés censés retarder l'apocalypse. Mais j'ai confiance en l'apocalypse informatique, qui vient toujours à point à qui sait pas utiliser un antivirus.
Raconter son voyage, c'est toujours un peu chiant.




Alors voila, on va la faire courte, l'Islande, ça bute sa race.
(sinon j'ai appris que : Jésus était islandais, que les oiseaux peuvent te transpercer la tête de manière légèrement agressive, que l'auto-stop là-bas est simple et rigolo quoi qu'un peu fatiguant (oh mon dieu, mais je crois qu'aucune voiture n'est passé e depuis 2 heures, la mort est proche), que la première femme à diriger un pays c'était en....OUI, que le mec qui a dit que plus un poisson est moche meilleur il est est un gros con, que même le plus chelou des types (comportant des cicatrices sur le visage et l'inexistance d'un cou) te ramène gentiment ton écharpe que tu avais oublié chez lui, à sa "putain les gars j'organise une méga fête" où en fait ils sont trois, euh ah oui que les vikings sont beaux.)
grosse journée







La réalisation inopinée - et néanmoins un peu terne - d'un rêve que j'avais cru voir se concrétiser tant de fois avant que quelque rabat-joie retardataire vienne me le briser en s'affalant lui aussi dans un bon fauteuil profiter de la projection ou couiner un peu avec un copain. Mais quand même remarquez quel enchaînement d'évènements (il y a avait aussi le moment où je réflechissais entre tous les autres films qui m'intéressaient mais de savoir lequel était plus fait pour aujourd'hui, lequel était moins fait pour la solitude, lequel ne passait qu'à un horaire con) a fait qu'on a projeté un film pour ma seule distraction et pour la modique somme de 5 euro 80, ce qui est à la fois super cool et un peu gênant.
raté
COMMENT J'AI RATÉ MA VIE MON TRAIN
-anecdote à tiroirs-









de la difficulté de se rendre d'une ville de province à une autre ville de province par le moyen du train, mais avec le plaisir des détours chatoyants, des campagnes inondées de soleil, des arbres et des rivières et des bâtiments agricoles qui brillent dans l'air du soir, et néanmoins le cul broyé en fin de voyage. j'ai quand même le plaisir d'avoir contré la malédiction du bus traître et du voyage impossible, avec la chance de mon néant géographique intérieur qui m'empêchait de visualiser les absurdités contournatoires de mon itinéraire de secours.
c'était le feuilleton en un épisode bâclé de l'été, bisous et désolée pour les fautes laxistes.
Trois ans, le bilan... ah nan


hé oui, le houit août nous fêtions dans la joie nos trois ans de blog commun sur msn, Oncle Oswald faisant la gay pride à Reykjavík et moi faisant rien dans le canapé. youpi ! mais évidemment l'éloignement géographique rendait impensabe la réalisation de notre cher bilan stérile annuel. pourtant il est si difficile de ne pas souhaiter un anniversaire auquel on a pensé... je... j'avais résisté... mais... et puis je me suis dit non ! mais oui.
PAS - DE - BOL










comment allai-je me tirer de ce début de journée catastrophique ?
vous le saurez dans le prochain épisode :
"mais où est la pelle-balayette"
suivi de :
- "j'ai perdu ma gomme"
- "il y a trop de soleil dehors"
- "le beurre de cacahuète est presque fini"
- "au secours moman comment qu'on fait marcher le lave-vaisselle"
mais aussi :
erratum : le bol jaune est bien entendu intact, et non intacte car il ne s'agit évidemment pas d'une bole.
déboires sans conséquences



une histoire mal racontée qui ne fait pas du tout honneur à notre conversation ni à son physique mais malgré tout spécialement dédiée à ma soeur en souvenir de ces belles heures de campagne, de bon air, d'activités saines.
breuvoirs de vaquances
texte superflu : au pub, j'ai bu des bières, et des bières, et des bières, et aussi des shooters, et puis de la guinness (tous en choeur : guinness is good for you).











(my goodness)
(p.s. : ç'a duré plusieurs jours, n'allez pas vous imaginer des trucs, et bisous aux amis qui m'ont servis tous ces verres et aussi pour les verres d'eau et les chips et les cafés, c'était cool.)



